




BOTSWANA le 27 février 2010.
A la douane, les employés sont tout à faits décontractés courtois et compétents, ni nonchalants, ni trop obséquieux .Mais cela n'empêche pas le vendeur de ticket pour le ferry de nous réclamer le double du tarif, parce que chaque fois, on nous facture un tarif poids lourds. En effet, il y a à traverser un petit bras du fleuve Zambèze pour arriver au Botswana. A ce propos, durant cette traversée, à un point précis, nous nous trouvons à l'intersection des 4 pays : Zambie, Namibie, Botswana et Zimbabwe...
Avant de venir dans le pays, un conseil : faire un plein de victuailles car les villages sont réduits au strict minimum (mais un minimum d'africain, nuance!). Cependant, ne pas trop remplir le frigidaire car à chaque changement de région, il faut passer des contrôles sanitaires pour lutter contre la fièvre aphteuse, et ils n'hésitent pas à nous démunir de laitages, viande et oeufs. Par ailleurs, une désinfection en règle (?!?) qui consiste à désinfecter nos semelles de chaussures en les trempant dans un bac imbibé de produit... toutes les chaussures!! et ce jour-là, ne le sachant pas, j'avais toutes les baskets et tongs qui séchaient à mes pieds (cause chutes Victoria) et la dame n'a pas pu faire autrement que de les voir!...partie de rigolade (mais en fait nous sommes bien plus rigolards qu'eux).
Dès les premiers kilomètres, nous apercevons les premiers éléphants!! Le soleil est revenu, la route est bordée d'herbes hautes qui nous font espérer à chaque instant voir traverser un félin sauvage...(genre léopard, nous avons le droit de rêver)! Sur une centaine de kilomètres avant Nata, ce seront des dizaines de troupeaux d'éléphants, et même des grands koudous, une espèce de grande gazelle jusque-là inconnue pour nous!







Nous nous dirigeons vers le "delta de l'Okavango" qui constitue en fait une zone protégée de marécages occupant 15 000 km2, qui a la particularité de se disperser dans le désert et s'admirer depuis avion ou U.L.M. Le gouvernement s'est engagé à maintenir le potentiel touristique du delta, en optant pour un tourisme de luxe qui limite le nombre des visiteurs et évite soit-disant toute surexploitation.C'est à l'alternance de zones humides et sèches que cette région doit la très grande diversité de sa faune, notamment avec le parc de Moremi, attraction touristique majeure dans cette région ; . Effectivement, le prix du parc et du logement font de suite une sélection! Les paysages se composent surtout de marécages, de papyrus, de petites îles contournables en pirogue ou bateau à moteur selon les moyens... et d'étroits canaux ; c'est au bord d'un de ces méandres à Maun que nous trouverons à stationner 5 jours,(Sedia Hotel Camp à recommander) ; mais ce n'est pas là que nous verrons le plus d'animaux ; par contre, nous retrouvons des cigognes (peut-être dans le lot, les mêmes que nous avions laissé en Roumanie, espère Léa...).


Un peu plus au sud, nous entrons dans la région appelée le "désert de Kalahari" où de primabord, nous voyons surtout de grandes étendues de terres arides qui nous font penser à la Patagonie argentine où, à la place des moutons paissent troupeaux de vaches, ânes et chevaux,...et des "farms" à la place des haciendas.
Le Botswana dans les guides se fait nommer "l'Arche de Noé" et indépendamment du grand nombre d'oiseaux aux couleurs et piaillement différents,ainsi que des insectes aux formes bizarres lorsque nous sortons des douches , nous avons pu effectivement découvrir de nombreux animaux plus ou moins sauvages : tortues, autruches, grand koudou, eland du Cap (le plus gros des antilopes), hippotrague (sorte d'antilope trappue ), gnou, ...
Alimentairement parlant, nous retrouvons à peu près tout dans les supérettes, même si nous ne sommes pas encore réconciliés avec la viande (le respect de la chaîne de froid est encore aléatoire!...).Et nous découvrons une spécialité appréciée de tous : un lait caillé appelé Madila qui nous change un peu du yaourt. Nous ne pouvons cependant pas parlé de gastronomie, puisqu'eux se nourrissent toujours principalement de porridge de maïs.
A cet endroit du continent, il s'offre à nous plusieurs directions au Sud, mais nous avons 3 paramètres à prendre en considération :
1°) les distances étant très longues entre 2 points d'intérêts, nous ne voulons pas faire trop de kilomètres pour rien,
2°) ne pas arriver trop tôt en Afrique du sud à cause des pluies,
3°) nous devons nous préoccuper désormais de notre retour en France, et nous voudrions prendre un bateau d'Afrique du Sud au Ghana afin d'effectuer le reste du trajet par la route jusqu'en France ; or, nous devons prendre ce genre de renseignements directement sur place à Walvis-Bay en Namibie... Et ce sera donc notre prochain impératif...
