
TANZANIE
Le 1er février :
La faune tanzanienne comprend presque tous les grands mammifères africains, avec en tête les "Big five" soient le rhinocéros noir, le lion, l'éléphant, le buffle et le léopard qui étaient en voie de disparition en raison des trophées de chasse du 19ème. C'est pourquoi un quart de la superficie du pays est consacré à des réserves naturelles afin de protéger ces animaux des chasseurs, braconniers, autant que des maladies.
Mais, les parcs pratiquent les mêmes tarifs qu'au Kenya et pour exemple, pour ceux que cela intéresserait, voici le prix moyen d'un parc national pour safari :
* entrée = 30$/personne (60 pour le parc du Kilimandjaro !)
* 10$ pour les - de 16 ans
* 30$/personne pour le camping (50 dollar/p. pour le PN Kilimandjaro!!)
* mais 200$ pour le véhicule de + de 3 T
(à moins de faire appel à un chauffeur avec son 4x4 = 250 $ pour la journée, hors repas et pourboire!)
Nous nous résignons à admettre que ce n'est pas le but de notre périple ici alors nous demandons à la frontière un visa de transit ; il nous est accordé 14 jours pour traverser le pays ; c'est juste ce qu'il nous faut, à condition que la route soit meilleure que les 100 premiers kilomètres de la frontière !! En plus le taux d'humidité est au maximum et attention aux moustiques (le paludisme sévit ici) !
En revanche, le paysage est très agréable : cocotiers, bananiers, manguiers, mandariniers... les vendeurs de fruits sont partout, même pas besoin de descendre du véhicule mais il faut vite nous adapter pour savoir le prix du kilo de chaque légume et fruit...la monnaie en cours étant le shilling tanzanien (1€ = 1911 ST), et j'ai bien l'impression que le tanzanien est aussi fourbe que son voisin kenyan. Pourtant leur mot de bienvenue (on parle le swahili aussi ici, mélangé à l'anglais dans les lieux touristiques) est "Karibu" (prononcé "caribou"), cela sonne sympathique. Rapidement, nous traversons des champs entiers de maïs (base alimentaire principale ici) ainsi que des plantes qui ressemblent au cactus du Mexique et qui sont en fait du sisal (cactée dont ils se servent pour faire des fibres pour les tapis et paniers) ; s'ensuit une steppe peu accueillante où nous retrouvons des villages massaï (des vrais, avec des huttes bien plus sommaires et plus éloignés de la nationale). Ils gardent leur bâton de pasteur en permanence même perchés sur des bicyclettes, véhicule indispensable au kenyan, bizarrement, nous ne voyons plus de mules.
Avant d'être surpris par la saison des pluies, nous effectuons les 300 km vers l'ouest pour voir de nos yeux le mythique plus haut sommet d'Afrique avec 5895 m d'altitude, le célèbrissime ancien volcan éteint : le Kilimandjaro avec ses neiges éternelles, convoitise de tous les trekkeurs. Il y a beaucoup de nuages, nous ne le verrons pas dégagé mais rien que d'être au pied, est une sensation satisfaisante.









Nous sommes surpris par un sérieux orage en entrant dans le parc national Mikumi et nous avons un aperçu de ce que cela occasionne pour les populations, qui se retrouvent avec des fossés de boue devant chez eux, les femmes se précipitent à la porte avec les seaux pour recueillir les trombes d'eau et faire la lessive, dans la bonne humeur ; Nous reprenons donc notre route au travers du parc de Mikumi, où, de suite après la pluie, avant le coucher du soleil, nous avons la chance d'apercevoir, malgré les camions qui tracent sur cette portion de nationale, sans clôture, à quelques mètres de nous, quelques troupeaux : girafes, éléphants, buffles, zèbres, gazelles, et même un phacochère, tout le monde est comblé...L'envie est grande de descendre les voir d'un peu plus près pour faire des photos entre autres, mais la sagesse nous impose de rester à l'intérieur car ce sont tout de même des animaux sauvages. En tous cas, nous ne sommes pas près d'oublier ces moments, ce sont toujours les premières fois qui comptent.






Après Mikumi, nous retrouvons une vallée très dense et luxuriante, la route borde la rivière dont l'eau est de couleur rouille (nous guettons sans succès les crocodiles), les singes sont à tous les virages, naviguant de baobab en baobab ; mais passé le col à 1400m , la déforestation a fait rage : cultures de maïs obligent, et des forêts entières d'eucalyptus qui disparaissent ; ils le brulent, s'en servent pour la fabrication de leurs huttes et font du charbon également pour cuisiner ; dans les textes, la forêt recouvre plus de 40 % du territoire, et il est vrai que c'est bien plus vert que le Kenya, pour la partie que nous en avons vu.
Ici, il est assez intéressant de prendre la route le dimanche car il y a moins de camions, peu de transports (très peu de Kenyans ruraux sont motorisés), mais les villages qui bordent la route principale sont tout de même très animés et les bords de route aussi car les villageois profitent d'aller à messe pour emmener leurs sacs de maïs récoltés dans la semaine, par leurs propres moyens (surtout bicyclettes,mais aussi trottinette artisanale ou encore à pieds), les petits comme les grands, certains venant de loin, en costume ou en débraillé, tout le monde participe, et personne ne manque de nous saluer au passage!.
L’économie de la Tanzanie repose essentiellement sur l’agriculture : élevage, et culture du café, du coton ou encore du thé. Nous verrons énormément de champs de thé tout à fait au sud du pays, entre caféiers, bananiers, et même ananas dont nous ferons une sérieuse
réserve pour utiliser nos derniers shillings avant d'entrer au Malawi.
















